Ma vie est un commentaire composé, avec des plans, des conclusions, et beaucoup de problématiques.
Je me fiche pas mal de tout ça. Mon seul regret ? De ne le réaliser que si tard.
Vous avez créé un monstre. Mais un monstre bien élevé.
Mon âme est faible. J'ai beaucoup d'idées, et très peu de force pour les concrétiser. Mon c½ur se serre.
Encore un peu perdue, mais ça va mieux. J'ai peur, j'ai froid, j'ai mal, je suis déboussolée, mais je n'agonise plus. Et puis, honnêtement, je commence à m'y faire. Ironie, mais je ne trouve pas ça drôle du tout. J'en ai assez d'avoir mal. C'est pathétique. J'en ai vraiment marre. Je ne me suffis plus, et je ne supporte que très mal d'avoir de la compagnie. Je ne sais pas trop quoi faire. Je ne veux plus aller vers les autres. Je n'en ai plus envie. Je n'ai strictement aucune idée de ce que je dois faire. De ce que je peux faire. De ce que je veux faire, tout simplement. Ne pas attendre l'irréalisable, arrêter de rêver, regarder du sang au cinéma, vomir quand ça va vraiment pas.
Essayer de comprendre. De me comprendre. Je ne vois pas ce que je veux, ni pourquoi je suis là. C'est ça se chercher, alors ? Je pensais m'être trouvée depuis un bon moment, en bonne partie, du moins. Mais je découvre tous les jours de nouvelles souffrances, je suis toujours en quête d'un idéal, d'un absolu qui ne viendra pas. Je vaque, j'erre, je fouille, je chois, je trouve, j'accroche, je décroche, je jette, je ramasse. Je cherche en vain, trouvant parfois de vrais morceaux, mais les pièces importantes manquent encore, et, ne sachant pas du tout à quoi elles ressemblent, je n'ai moyen de les identifier qu'en les essayant. J'essaye, c'est ça. J'essaye, mais rien ne me va.
Tous ces échecs me fatiguent, ce manque permanent de réussite, ces fausses joies toutes si bien imitées. Si au moins j'avais une vague idée de ce que je suis. Si au moins j'étais persuadée d'être quelque chose. Mais c'est peut-être ça, en fait. Peut-être que je ne suis as finie. Hm. Bizarre. Ce qui expliquerait pourtant bien des choses : pourquoi tous es extrêmes ne m'ont-ils pas seulement aiguillée ? Pourquoi n'aurais-je pas avancé, autrement ? J'aurais au moins dû commencer à avoir une faible piste pour une idée fondée sur une hypothèse nébuleuse, même non formulée, mais non. Ces tests manichéens ne me mènent à rien, et je ne sais pas de quel coté aller, je reste donc entre deux eaux (qui commencent à stagner, d'ailleurs).
J'ai aussi cherché dans la nuance, à faire un patchwork de ce qui existe. Mais mes tentatives n'ont donné naissance qu'à un ramassis immonde et infâme, et je fus bien soulagée de ne pas m'y être reconnue. Je reste seule avec mes rêveries, à défauts de concret. Cette épitaphe est ma foi bien pathétique, et je n'ai pas envie de m'être creusé a cervelle pour rien.
Certaines personnes trouvent que je ne fais pas assez dans le concret. Moi, pas concrète ? Fi, ce texte est ma réponse. Je ne peux concrétiser ce qui n'existe pas. Aussi cherche-je encore et toujours, et sans mauvaise foi !
J'essaierai de faire plus attention la prochaine fois, et de ne pas me brûler, comme on dit. Surtout les bras...